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Fioritures
Plongés dans le rêve incertain
De ce qui aurait du être
Et n'aura pas été peut-être
Hantés de tous les fantômes de
réalités
Qui auraient pu advenir et nous ont filé sous le nez
Et toutes les pensées en vain
dépensées
Tous les envols indifféremment
écrasés
Perplexe : combien faut-il franchir de failles
Combien doit-on guérir de plaies
Que vaut le fol espoir si souvent démenti?
Hermétique
J'ai suivi la route de fer
J'ai marché dans mon silence
J'ai noté au soleil les falaises ternies
Les lichens pétillants, un genêt
ébloui
Et les lointains
Dessinés par les arbres, dévoilés par les
brumes
Hantés de villages, inondés de forêts
Dans un écrin de roches et de pépiements
Je n'ai pas foulé la voie étoilée
Les neiges sans paroles au loin ont murmuré
Je marche dans mon silence
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