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Médecine: le mal des fleurs

Comment ne pas considérer la médecine libérale comme un bien en soi et les thérapeutiques imposées par l'industrie comme le nec-plus-ultra de la fine-fleur de je ne sais quoi! De la torture et du servage? Du grand banditisme? De la déliquescence d'une société?

Ж

Populiste convaincu j'ai en général vite fait de tirer à la va-vite des conclusions définitives à propos de tout ou rien qui conforte ma théorie du monde débordant de complots, preuve certaine de leur inexistence, et de complotistes qui excellent à affirmer que les comploteurs auxquels ils ne croient pas prouvent l'irréalité et la mauvaise foi de l'opinion opposée qui voudrait avoir droit de cité mais de toute évidence, qui par définition n'a pas à être prouvée (c'est écrit noir sur blanc dans le Petit Euclide des Chaumières, toujours d'actualité) ne le mérite pas ou bien ça se saurait mais ce n'est pas le cas.

Patient répréhensible ne sachant plus comment déjouer les innombrables traquenards qui lui sont tendus par des nuées de technocrates chevauchant une apocalypse de règlements entérinant leur monopole du pouvoir de décision sur tout ce qui concerne ma santé, ma vie depuis toujours et toujours davantage à la merci de leur caprice, de leur désorganisation, de leur sens élevé, ô combien! des responsabilités, consistant principalement à faire dépendre mon existence de leur calendrier dans leur frénésie de multiplier leur troupeau de clients impatients de morfler dans les pognes aseptisées des héritiers d'Esculape et Mengele remettant sans trêve au goût frelaté du bel aujourd'hui de ces jours-ci, bien françaises quoique mondialisées, les éternelles recettes de l'ignominie!

Des ordonnances remboursées depuis des lustres prouvent jusqu'à la nausée que ma pathologie n'est pas une invention mais j'en suis encore à dépendre d'une profession si admirablement consciente de ses responsabilités jurées qu'elle sait ne devoir tenir aucun compte de toute cette poudre aux yeux qui ne risque pas d'éclairer les benêts sur l'étendue de leur stupidité; depuis bientôt deux décennies je reste à la merci de l'humeur d'un énième praticien qui continue d'encaisser des honoraires pour répéter après tous ses confrères qu'il n'y a strictement rien à faire, si ce n'est suivre leurs conseils pour devenir de manière accélérée le grabataire qui vérifie que leurs factures ne s'étaient pas trompées.
Éternel retour, emportées par les alizés, des faveurs célestes vers les poches bien lestées, le déclin des moins malins permettant aux plus futés de se frotter les mains à leur propre générosité, à jamais éprise d'exquises retombées.
Bientôt, d'ici trois mois, donc pas si tôt que ça, j'irai visiter le dixième pneumologue de ma carrière d'essoufflé et il décrètera ce que bon lui semble, quoi que je puisse en dire, que j'arrive ou pas à me faire entendre, ce qui n'a pas l'air de faire partie des grands principes permettant aux mandarins et mandarines de la Res Medica Europea de facturer à répétition des prestations factices.
Et mes droits définis par des kilomètres de bla-bla seront garantis par Monsieur Je-Sais-Tout agréé par des autorités indiscutables qui s'y entendent en grands principes justement prisés.

Ж

Or comme je le disais, au risque délicieux de me répéter à peu de frais, il m'est passé par la tête que celle-ci en avait ras le bol d'être assujettie aux décisions sans queue ni tête d'une bureaucratie défraîchie alliée à une pimpante équipe de carabins aguerris aux conflits carriéristes entre sbires et nervis de la Ve république, seigneurs des cités-dortoirs et divers abattoirs décentralisés que domine de très haut, de Paname le Marais.
Tout à fait excédé d'être traité comme la carcasse obligée de toute cette vermine désodorisée qui se sait autorisée à me soigner comme elle l'entend, en fonction de ses seuls intérêts qui sont, si je dois en croire sept décennies d'observation rapprochée, de me faire crever à petit-feu aussi longtemps que l'exigera leur éthique médicale, mijotée dans le hâvre délicieux de la pharmacie, de la morgue ou du laboratoire, charmantes entités aux petits-oignons thérapeutiques pour la finance mondialisée; tous réunis pour me permettre de mesurer au millimètre l'altitude réelle du 'niveau élevé de protection de la santé humaine' auquel donne droit la Charte de Droits Fondamentaux de l'Union Européenne parmi une volée d'autres parchemins chéris de la France des nantis au garde à vous devant l'Europe des pourris, autre sinistre farce héritée des nazis et de nos élites démocrates.
Mais je m'égare dans l'imprécation et le ressentiment, ce qui pourrait donner à croire que je critique l'état français de certifier les aptitudes professionnelles de bras cassés aux doigts crochus monopolisant le budget de la santé... me laisser aller à ça? au pays des droits de l'homme? vous n'y pensez pas!

D'ailleurs dire ce que je pense... on ne m'y prendra pas! Moi, penser, qui pourrait croire ça?

Primum Nocere*

C'est bête à dire et donc une bonne raison pour que je m'y laisse aller, mais ce que je pense du système de santé français c'est que le maximum y est fait pour nuire autant que faisable au plus grand nombre possible de patients qui financent l'escroquerie globale et en font les frais comme cobayes à perpète à la merci d'une clique qui ne comprend que la révérence qui lui est dûe et son droit évident à profiter à l'égal de l'administration, des politiciens et des actionnaires de la combine sanitaire.

Ce que j'en pense et que j'écris, quelle sottise! c'est que si vous travaillez dans l'industrie médicale, de près ou de loin, il y a fort à parier que vous êtes sous l'autorité d'un nazi, ou que vous en êtes un vous-même. Et plus on grimpe dans les hiérarchies et plus ça grouille; et plus ça brille et plus ça pue et moins mes sens sursaturés sont susceptible d'oublier tous ces personnages si haut placés qui au loin exigent ma reconnaissance pour leur exégèse désintéressée, ces esthètes du viol à grande échelle, spécialistes de l'innocence préalable des acteurs de tout massacre respectable, the rule of law façon bigots.

La médecine en ce temps-là permettait surtout à maints soignants de se soigner sans vergogne et de persécuter à grand frais nombre d'allongés transitoires que l'on aura vite oubliés.
Ils appellent ça soigner, ce que j'en dis c'est qu'ils sont en train de me tuer; de moins en moins lentement; et c'est de plus en plus souvent que je me prends à me demander... est-ce pour maintenant? Pour cette nuit? À la prochaine visite obligatoire dans les centres contaminant de la médecine punitive exercée avec un acharnement scientifique sur une population de condamnés ignorant leur peine aux mains d'une bande de salopards débiles? Ils appellent ça soigner; moi qui ai l'esprit autrement tourné je trouve que tout bien considéré ces soins à la pointe du progrès exhibent une ressemblance troublante avec les méthodes anciennes relevant plutôt du self-service que de l'apostolat.

On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, ce qu'ont bien compris ceux qui vendent leur service à la communauté en tant que dévouement à des valeurs plus élevées que le commun des mortels, démocratie oblige, ne peut apprécier à leur juste valeur. Ce qui oblige le bourgeois, quel malheur! à se déclarer espèce menacée par les foules haineuses dont la clameur ne finit pas de retentir à son oreille intérieure, cauchemar habituel des preux chevaliers qui nous gardent de vouloir nous itou nous-même nous servir à hauteur des mérites que nous nous reconnaissons aussi. Autant que l'apothicaire ou le notaire et que tous les soi-disant 'soignants' exerçant leur activité délétère sous la bannière de santé publique. Éloge du camp de concentration par la gauche et les syndicats. Éloge de la torture par la droite et la tradition. Les cons volent et la France applaudit!

Je suis un mythomane. J'invente mon parcours sur la foi d'interprétations sans aucun rapport avec la réalité que déforme mon délire, qui excelle à se défaire de la vérité communément admise que ce qui est doit être et perdurer. Moi de m'imaginer que non. M'imaginer! Détournement de sens que le lecteur avisé a eu vite fait de détecter. Imaginer, moi! Quelle prétention. C'est du ressassage le plus sommaire bien évidemment que relève le type d'activité cérébrale dont je suis au mieux capable... nier l'évidence, quoi de plus facile pour un cerveau se complaisant sur sa voie de garage toute tracée par des géomètres divinement inspirés. Des professionnels sans peur et sans reproche qui torturent sans flancher, qui vendent la santé de leurs patients aux propriétaires de patentes, de brevets dont les frais de représentation caressent avec la plus douce tendresse les désirs distingués d'une élite d'autocrates sans pudeur et sans principe, fors l'application mécanique de recettes d'apprentis sorciers, ne reculant devant aucun sévice à infliger à quelque cervelle tenant à sa liberté de penser et choisir la santé désirée quoi qu'en pense le nazi de service dans ses infectes convictions prophylactiques.

Le conseilleur n'étant pas le payeur devrait penser aux mesures de rétorsion que pourraient prendre des esprits mesquins ayant de la suite dans les idées, pour n'avoir pas été dressés à ignorer la réalité des choses de ce monde, dont le désir effréné de vengeance systématique contre une caste de sadiques et leurs petites-mains promptes à vous saigner et ne trouvant ni l'artère ni la veine vous reprochent de bouger. Mégères en formation ou professionnelles du harnais. Salopes.
Imaginez puisque vous le pouvez, n'étant pas moi, imaginez comme ce peut être éprouvant de prendre de telles élucubrations pour argent comptant.

Je hais les médecins, leur médecine de tarés et leurs secrétariats débiles. Je hais les mœurs féodales qui ont seules cours dans les hôpitaux et les cliniques. Je hais les ribambelles de niaiseuses et de fumiers qui m'assènent leur métier comme l'Inquisition ses autodafés. Je hais les nazis aux commandes et le peuple collabo faisant tourner le système de santé concentrationnaire qui entrave mes années. Je hais les hiérarques et les sous-fifres, je méprise ce pays.

Communiqué du Front de libération des rats de laboratoire

Déclaration de rongeurs ravis d'avoir été précocément dératisés, bénéficiaires, pensent les gens bien élevés, des bienfaits de la science médicale républicaine quadrillée par la SS qui patrouille, qui patrouille, qui irrigue et irradie sans répit les camps thérapeutiques ordonnancés par les troupes de choc du K-Duche, experts de toutes les pathologies-niches à mettre en marché pour le bien supérieur de la santé publique, chasse gardée de monopoles anonymes, personnes morales de très haute moralité, pour ne rien dire de leur réputation, tout à fait propre à inspirer une confiance sans limite à des bataillons de moutons; corporations avant tout préoccupées, qui ne le sait? des intérêts tout aussi élevés de l'humanité éprise de l'air frais qui aère les sommets que se réserve l'élite des humains autorisés à interdire aux cobayes, quadrupèdes indésirables qu'il faut parquer au plus prés, avant de les traiter à la chaine dans les usines de transformation de la souffrance et du malheur en petits et pas si petits profits qu'il ne serait pas convenable de laisser se perdre aux quatre vents d'impondérables inconsidérés.

De source suspecte, individus louches infiltrés par force dans le goulag sanitaire à l'enseigne de la croix rouge fricotant avec des langues fourchues et maint trafiquant de drogue ayant pignon sur rue et la déontologie idoine pour prospérer sans vergogne au son de l'escarcelle, à l'appel de la véritable avoine et des nombreux rateliers que Dieu créa pour récompenser comme ils le méritent les élus de la destinée, d'officine en cabinet, de bureau en guérite quand sifflent les hôtes assidus des salons industrieux et des merveilleux boudoirs que les détenus de loin applaudissent dans le noir.
Ci-dessous document préparatoire de la charte de Ducon afférent à la dictature sanitaire que nous concoctent Sécurité Sociale et conseil de l'ordre des disciples de St Josef Mengele:

Article 1er

[du Manifeste des Pétasses et des Connards Distingués, par un Marché à la vue basse, s'y entendant à arpenter les couloirs pour mieux vampiriser, grand'mère! leurs chers compatriotes, cette puante piétaille dont il faut extirper jusqu'au dernier atome de santé monnayable et mépriser comme ils le méritent de ne pas en savoir autant que les membres excellentissimes d'une corporation ayant fait serment de nuire et sans cesse s'en flatter devant le client hypnotisé par une science aussi limpide qui sait si bien soigner le patrimoine des soignantes et des soignants accourant à la curée.]
Tu seras soigné comme le désirent les spécialistes de Physiologie Financière au garde à vous devant leur propre avachissement moral et intellectuel qui arrange bien les petits arrangements avec l'ordre des choses tel qu'il est voulu au jour le jour par des édiles sentant la rose! Et le lilas. Et jamais tu n'éternueras: tout tracas est le leur, tu dois les en remercier et ça ne les empêchera pas de te le faire chèrement payer.

- Article 2 [voir article 1]

La vie passe

Je la regarde. Cette chance qu'elle a de passer. Ne pas devoir ne faire que regarder le vent qui souffle et les nuages et mon temps dilapidé.

Ne pas devoir attendre la prochaine ordonnance qui prolongera l'insipide existence que me concocte la France pour mon malheur, jour après jour, d'un connard l'autre destinés de souche aux plus hauts desseins, dont de me dicter de suivre les décrets de qui sait ce qu'il me faut mieux que je ne le saurai jamais et qui serait de regarder de loin ce que nombre d'autres contemplent sans se presser car il y va de leur santé que la mienne périclite, il est conforme à la déontologie qui les guide, faire de mon quotidien ce qui convient le mieux à l'optimisation des flux d'honoraires, annuités et divers émoluments libéralement répartis entre confrères et consœurs qui en ont tant besoin et les ont bien mérités à ce qu'en disent le préfet, les députés et les corps constitués.

Mais pas moi qui ne mérite que le cas qu'ils font de moi quand cela arrange calendriers et protocoles frappés au sceau de la vraie science thérapeutique intimement appariée à un féodalisme de bonne mise qu'il fait si bon admirer quand on n'a que ça à faire, enfermé dans la prison chimique et sociale où mijote le patient, dont moi, ce qui est révoltant, n'est-ce pas? de mon point de vue, cela va de soi, dont nul ne fut jamais tenu, comme cela fut dit, de faire quelque cas que ce soit, puisqu'il ne compte pas; les deux pieds dans la mouise que la médecine m'inocula sans rien m'en dire puisque je n'étais pas encore en âge de rien entendre.
Si ce n'est les chers collègues se félicitant de gaver leur bétail qui ne demande que ça et en redemande, les écouter prescrire, en veux-tu? En voilà! Et proscrire, cela va aussi de soi, que l'on pense différemment, hors les œillères qui éclairent leur destin.

Or donc moi, qui me vois à longueur de temps avec le regard du dedans que tout aveugle, que rien ne lasse, que nulle lueur jamais n'éclaire, depuis toujours plongé dans les ténèbres irrationnelles des nécessités organiques qui n'embrume pas la raison médicale mais seulement la mienne, moi que la maladie, exploitée avec alacrité par des gens débordant de santé et de rationalité, écarte du cours normal de l'authentique penser-vrai qui caractérise l'humanité bien-portante en général et les thérapeutes officiels de l'inestimable science médicale qui moisit aux Champs Élyzées, cimetière du cartésianisme d'une ère dépassée, où bâfrent depuis toujours les héraults des éternelles évidences qui tant émeuvent les papilles distinguées; je ne tire par conséquent pas les mêmes conclusions que la fine-fleur de la corporation des vampires et arracheurs de dents, de résultats que j'observe de près et puis à loisir disséquer, étant directement intéressé à essayer d'extraire, de tant de science supposément mise à mon service, la moindre bribe de méthode faisant la part un peu moins belle à la résignation admirative au spectacle d'une telle science du vivant qui se chiffre, éminemment.

Ce que m'enseignent ces pourcentages sans nombre c'est le cheminement têtu de petits esprits acharnés à me nuire pour bien mettre en exergue leur supériorité technique, politique et, bien sûr, éthique, devant laquelle en bon citoyen dressé à la passivité par d'impeccables traditions s'incarnant en d'irréprochables institutions, devant lesquelles je me dois d'incliner l'échine qu'il me reste, ce que fait tout croyant quand cette vérité se manifeste que ce qui me fait souffrir jamais ne les inquiète.

Le point de vue apaisé en lequel je me mire laisse deviner les grands espaces de liberté s'ouvrant à la carrière des chevaliers de la piquouze et de l'irradiation, à la noble destinée des barbouzes de la pharmacopée avides de prélever leur quote-part des multiples sévices recommandés par le lobby de la santé à géométrie variable que la république distribue sélectivement suivant... suivant le principe évident que mieux vaut être puissant que misérable, où que ce soit, depuis longtemps.